Batman : Under the Red Hood

★★★★☆

Crée il y a déjà maintenant soixante dix ans, Batman est probablement, avec Superman, le Super Héros le plus emblématique de DC Comics. Son histoire n’est inconnue de personne, aussi je m’épargne la futilité d’avoir à la rappeler. Au delà du support papier, Batman s’est aussi décliné en à peu près tous les médias existants : des films, plus ou moins bons selons les réalisateurs. Des jeux, eux aussi de qualités très variables. Une série animée, pour enfants, très réussie (et d’autres, par la suite, un peu moins) et les OAV. C’est sur l’un d’eux que nous nous pencherons aujourd’hui, le dernier en date même, le bien nommé Batman – Under the Red Hood.

Sorti en 2010, Le long-métrage adapté de la BD « A Death in the Family » et de sa suite, revient sur la mort de Jason Todd, gamin arrogant et imprudent, et second Robin a assister le justicier. C’est sur cet événement que démarre le film, donnant le ton d’un coup de pied de bîche : ce sera sanglant, violent et dur. C’est donc autour de cet événement, l’un des plus traumatisants de la vie de Bruce Wayne, que tournera le film. Remords et passé hanté sont de mise, d’autant plus lorsque le mystérieux Red Hood débarque à Gotham, n’hésitant pas à tuer et à stopper les criminels par des méthodes bien plus expéditives que celles de Batman. L’occasion, une fois encore, de remettre sur le tapis la question morale de la limite que s’impose Bruce à ne jamais tuer qui que ce soit. Ici, on le devine très vite, cette limite sera mise à l’épreuve lorsque la chauve-souris se trouvera face au Joker, responsable de la mort de Jason. Un Joker qui nous apparaît ici comme un boss du crime à l’humour douteux, différent des habituelles personnalités de psychopathes dont se servent généralement les auteurs. Cette facette lui sied particulièrement bien et permet de servir le récit, notamment lors des confrontations entre Batman et Red Hood.

Cela n’étonnera pas grand monde, mais comme tout OAV qui se respecte, Under the Red Hood nous gratifie d’un fan-service jouissif, en incluant dans sa trame Ras ‘al Ghul, Nightwing ou encore Black Mask. Des gueules connues, doublées par les non moins connus Jason Isaacs, Neil Patrick Harris, ou encore Jensen Ackles. Et si cela ne vous convainc toujours pas d’opter pour une VOST, sachez qu’en comparaison, la VF est juste ignoble, souvent considérée comme l’une des plus mauvaises pour une adaptation de Batman. Les dessins, différents de ce que les habitués de l’animé ont connus, se font moins carrés, les traits plus humains arrivant à dessiner les émotions de façon plus crédible. Bien que l’on retrouve Bruce Timm à la production, la réalisation est ici assurée par Brandon Vietti, et le scenario de Judd Winick. En sus, pas mal de temps à passé depuis le dessin animé originel (la série), et l’évolution des techniques ne sont pas non plus étrangères aux changements visuels. Certains apprécieront, d’autres probablement moins, je suis, pour ma part, tombé sous le charme.

C’est au final l’un des tout meilleurs longs-métrages animés de Batman que la Warner nous délivre ici, l’un de ceux dont on se souvient et qui nous fait presque regretter de ne pas avoir plus d’animés de ce niveau sur l’univers de l’un des héros les plus psychologiquement dérangés de l’histoire des Comics. Une réussite.

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