De la TV aux JV : Quand les séries deviennent pixels #5

Un peu plus d’un mois depuis la quatrième partie de cette rubrique, c’est le temps qu’il me fallut pour me remettre du combo Knight Rider/ Miami Vice/ Lost. Nous enchaînons donc de plus belle (la vie), avec les P et les S, en espérant que cette partie soit l’avant-dernière du dossier. Non pas que poser un œil atterré sur toutes ces choses soit désespérant, mais c’est que je commence à être un peu à court de qualificatifs synonymes de médiocrité !

Plus Belle la Vie

Titre alternatif : /

Support : DS/iPhone

Sortie : 2008

Développeur/Editeur : Mindscape

Allez, on commence en fanfare ! Plus Belle la Vie, « série » dont je me garderai bien d’émettre tout jugement forcément trop subjectif, et ce pour éviter de choquer les quelques personnes qui ont trop honte pour admettre qu’elles l’ont suivie assidûment pendant des années (je vous comprends, messieurs, mesdames, moi aussi j’ai vu des choses ignobles durant mes longues nuits d’insomnies).
Nous avons donc à gauche un feuilleton qui cartonne chaque jour auprès du téléspectateur français moyen, à droite la machine Nintendo la plus vendue de tous les temps… l’équation était toute trouvée, la fusion pouvait démarrer !

Pas de surprises ici, c’est un jeu Mindscape : de « l’aventure » digne de House, Grey Anatomy et tous les autres, à base d’écran fixes immondes, de portraits des acteurs hideux, de textes insignifiants et de vacuité scénaristique. Ajoutons à cela le fait que le jeu se termine à peu près aussi vite qu’un épisode lambda du show, qu’un bug PEUT potentiellement vous empêcher de le finir, et que son intérêt est proche de celui qu’on peut porter au show, et… vous obtenez là une chose qui ne peut même pas se targuer d’être bien emballée… mais qui aura tout de même eu une suite l’année d’après. Dieu, que je hais ces gens.

Prison Break

Titre Alternatif : /

Support : PS3 / 360 / PC

Sortie : 2010
Développeur / Editeur : ZootFly / Deep Silver

Je me souviens, lors de la première diffusion de Prison Break, la campagne marketing peu scrupuleuse de la FOX nous avait vendu le show comme étant intense, coup de poing, sans concession, brillamment scénarisé, et bien entendu n’avait pas manqué alors de faire un petit parallèle avec la série carcérale connue, reconnue et adulée qu’est Oz. Inutile de vous dire que de mon côté, et malgré un scénario qui a certes pu tenir ses promesses au moins le temps d’une saison, la comparaison Em City / Fox River m’apparut presque comme le fait de passer de Mad Max à Hello Kitty. Ce point scellant d’emblée ma vision de la série, je n’ai pour ainsi dire jamais accroché, d’aucune façon, aux gueules deMiller et Purcell. Pour autant, l’adapter en jeu vidéo aurait pu être une bonne idée tant l’univers carcéral se voit peu représenté dans notre média (pour des raisons, j’imagine, de manque de burnes ou de concepts ; là n’est pas la question). En effet, de mémoire ces dix dernières années, il n’y a guère que quelques courts passages dans certains jeux (Assassin’s Creed 3, SC Double Agent, Mafia 2) qui proposaient une phase en prison, sans jamais nous faire réellement ressentir l’enfermement, le microcosme de celle-ci, ou même tout simplement la routine carcérale. De ce point de vue, Prison Break : The Conspiracy aurait pu se poser comme une vraie bonne idée, bourrée de nouveaux concepts et de fraîcheur.

Mais voilà, pour ça, il aurait fallu 1) que ça ne soit pas une adaptation, et 2) que les développeurs en aient, comme toujours, quelque chose à carrer. Au lieu de ça, ceux-ci ont simplement repris à l’identique la formule qui fit le déshonneur et la honte de Lost : Via Domus sorti deux ans plus tôt, à savoir nous placer dans la peau d’un personnage inédit, et nous proposer d’assister aux évènements de la série de son propre point de vue, sans pouvoir bien entendu y changer grand-chose. Alors qu’on aurait pu avoir une liberté partielle dans notre manière d’approcher les protagonistes, ou même d’évoluer dans la prison, les développeurs ont préféré faire de Fox River un goulag dans lequel la linéarité est reine. Ceci dit, dans la mesure où le gameplay, pataud et minimaliste au possible (en plus d’avoir une caméra à l’épaule plus vomitive encore que celle de Resident Evil 6 non patché), ce n’est peut-être pas un mal que l’on ait ici rien de trop finaud à accomplir. Il y a bien quelques vagues non-tentatives d’infiltrations et de combats, mais je ne vous accablerai pas plus longtemps : PB The Conspiracy est un énième échec.

Spartacus

Titre Alternatif : /

Support : PS3 / 360

Sortie : 2013 (à venir)

Développeur : Ubisoft

Nous passons désormais à une série signée Starz, petite nouvelle dans le milieu (leurs premiers shows remontent à 2008). Spartacus est une série, comme son nom l’indique, prenant place dans la Rome antique, et s’éloignant petit à petit de son héros éponyme au fur et à mesure que préquelles et suites s’enchaînent à travers de courtes saisons. Portée par une esthétique de studio (on est bien loin de la Rome de HBO), la série perd ses spectateurs au fur et à mesure de ses déclinaisons, et on attend toujours de la chaîne son masterpiece. Mais c’est l’adaptation vidéoludique qui nous intéresse ici. Spartacus Legends, développé par Ubisoft pour les plates-formes dématérialisées consoles, se présente comme un jeu de combat sanglant opposant dans l’arène des gladiateurs. Peu de choses à évoquer pour le moment, sinon que le gore sera parfaitement au rendez-vous, que le rendu est tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un budget « gros éditeur dématérialisé » et que les premières vidéos rappellent fortement le désastreux (mais intéressant d’un point de vue physique) Deadliest Warrior. Reste à attendre la sortie pour savoir si Spartacus Legends fait mieux que celui-ci, ou s’il n’est qu’un LaBrute en 3D…

Stargate

Titre alternatif : /

Support : PC

Sortie : 2010

Développeur : Firesky

Ce qui est beau avec les sagas de SF intergalactiques, c’est que le moindre pitch basique peut donner naissance à un univers entier basé sur douze séries, trente-trois jeux, cinq films, dix huit spin-offs, vingt quatre romans, trente BD, et deux sagas MP3. Tout ça pour vous dire que Stargate, basiquement un film de Roland Emmerich, n’a pas dérogé à la règle. Pour autant, à l’inverse de Star Wars (dont les jeux se comptent par poignées de dix) ou Star Trek (dont, nous le verrons un peu plus bas, je ne peux simplement même pas dénombrer la portée vidéoludique de la saga), les projets jeux de Stargate se sont souvent soldés par des annulations, de l’adaptation SG-1 annoncée aux alentours de 2005 à l’ambition d’en faire un MMO, tuée dans l’oeuf il y a déjà plus de deux ans. De tout cela, seules deux itérations ont vu le jour : Stargate Online Trading Cards en 2007, dont le genre est porté par le titre, et que je ne vous ferai pas l’affront d’évoquer et Stargate Resistance, TPS orienté multijoueur sorti en 2010 des studios Firesky, et proposant des affrontement en équipes dans un contenu rachitique ne proposant que trois maps et deux équipes, SGC et Goa’uld. On ne peut pourtant pas dire ici que l’univers ne soit pas propice à toutes les folles idées de concepts, de gameplays ou d’univers imaginables…

Starsky & Hutch

Titre alternatif : /

Support : PC / PS2 / Xbox / Gamecube / GBA

Sortie : 2003

Développeur / Editeur : Minds Eye Production / Empire Interactive

Tandem de flics télévisés numéro 1 des seventies, les enquêtes de Starsky & Hutch sont restées dans la mémoire de beaucoup d’anciens spectateurs pour leur dynamisme, le côté course-poursuite/action pour l’époque détonant (et repris de nombreuses fois ailleurs) et bien entendu aujourd’hui, d’un point de vue rétrospectif, pour tout ce que la série peut dire de par son statut de témoin visuel des codes, looks, ou manière de mettre en scène de l’époque. Or, comme vous le savez, le début des années 2000 fut propice au dépoussiérage plus ou moins prononcé de toutes ces antiquités (nous l’avions déjà vu avec Miami Vice, Dukes in Hazzard ou encore Knight Rider) et c’est ainsi qu’en 2003 (un an avant la très moyenne adaptation cinéma avec Ben Stiller et Clive Owen) sort sur tous les supports en vigueur le jeu vidéo.

Il n’est pas, bien sûr, réussi. MAIS il porte au moins en lui quelque chose qui dans le milieu s’avère rare : il n’est ni trop bugué, ni trop laid ! Bon, par contre, en dehors de ça, cursus classique, hein : court, relativement chiant (un Driver-likedu pauvre… du très, très pauvre), inintéressant et relativement peu jouable. Que reste-t-il, de tout ça, à sauver ? Les cut scenes, laides au possibles et composées d’écrans dessinés statiques, qui ne manqueront pas d’en faire sourire quelque- uns. Next !

Star Trek

Titre Alternatif : /

Support : …Tous ? Ou peut être pas.

Sortie : vraisemblablement, 1971. Si quelqu’un en sait plus…

Développeur : Sérieusement ?

A vrai dire, je redoute le moment de parler de Star Trek depuis que j’ai commencé ce dossier. Vraiment. Pour la simple et bonne raison que je ne sais juste pas par où commencer pour évoquer les adaptations vidéoludiques de cette tentaculaire saga qui n’est plus à présenter, plus à représenter, et que chacun connaît au moins de nom pour les plus jeunes, au pire de la manière la plus érudite et encyclopédique pour les plus anciens. Démarrée en 1966 dans les studios NBC, la saga se vit déclinée depuis en six autres séries (dont une animée), en 11 films (un douzième devrait nous parvenir cette année… avec Benedict Cumberbatch !), et en une quantité pas innombrable de jeux, mais tout de même bien massive.

Nous relèverons néanmoins ce qui semble être la première adaptation (merci Wiki) comme étant une aventure textuelle distribuée en 1971 par Mike Mayfield, et qui ressemblait donc à ceci.

L’année suivante sort une version PDP-10 à peine plus évoluée, par Don Daglow. Puis une autre, Apple II, répondant au nom de Apple Trek. La saga était lancée, et les itérations se sont succèdé au rythme de presque une par an, depuis 1979 jusqu’à 1995, où ce fut depuis un flot ininterrompu de plusieurs jeux PC par année, de divers genres (du RPG au shooter, du RTS au combat spatial, du shmup au FPS…), développeurs et éditeurs suivant les sagas adaptées, et donc forcément de diverses qualités telles qu’en tant que néophyte, je suis bien incapable d’en évoquer grand chose. Notons toutefois la présence de la saga sur bornes d’arcade également via des shooters, en 1982, 2000 et 2002.

Enfin, pour ceux qui vraiment voudraient se plonger dans les épiques épopées de l’Enterprise à travers l’histoire vidéoludique, je ne peux que vous renvoyer vers cette adresse, et vous souhaiter bonne chance !

Fin de la cinquième partie, un peu moins éprouvante psychologiquement, mais toujours bien corsée. Dans la prochaine nous terminerons la liste alphabétique avec du T, du W et du X, et nous évoquerons les quelques oubliés de la route, par ma propre méprise ou pour d’autres raisons (je reviendrai par exemple sur Dr Who, qui s’est soustrait à mes mailles).

Mesdames, messieurs, lecteurs, ludophiles, sérievores, touristes : à bientôt !

Pour les autres parties, voyez dans la section « Dossier »!

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